Michel Rodrigue voit le jour à Lyon dans la nuit du 1er avril 1961, en ce même hôpital qui vit naître René Pellos. Adolescent, son cœur balance entre sport et dessin. Inscrit pour cinq ans à l'Ecole nationale des Beaux-Arts, il se voit cependant contraint de vider les lieux. Après avoir pratiqué le rugby à haut niveau pendant plusieurs années, il continuer d’allier sport et dessin, en travaillant sur la ligne de vêtements Cambé (Cambérabéro) depuis 1998. Il opte alors pour une licence en archéologie médiévale qu'il passe tout en étant marionnettiste, puis comédien avec la troupe de Jacques Weber. Il entre ensuite à l'Ecole du Cirque où il rencontre la Famille Gruss qui l'accueille parmi ses membres... Ne dit-on pas que l’ennui naquît un jour d’uniformité ?
Fort de cette logique, c’est sa passion du théâtre qui, en 1986, le pousse vers la BD : après des représentations de «Cyrano de Bergerac», il adapte en planches l’œuvre d’Edmond Rostand (Ed. Vents d'Ouest) et remporte un beau succès. En 1987, il crée la mascotte officielle de la 1ère Coupe du Monde de rugby et, l'année suivante, il signe avec le scénariste Bom «Les Conspirateurs», une série de gags pour le journal «Tintin». A partir de 1990, succédant à René Pellos, il produit trois albums des «Pieds Nickelés» et nombre d’illustrations. Suivent trois albums d’humour chez Albin-Michel. En 1999, il publie au Lombard le premier des trois albums parus de «Doggyguard», une série de courtes histoires burlesques scénarisées par Bob de Groot. En 2003, toujours avec Bob de Groot, il reprend «Clifton». En 2005, avec son vieux copain de scène Pierre Aucaigne, il «adopte» Cubitus, le gros toutou sympa de Dupa…

Manuela Razzi a fréquenté les bancs de l’Académie Disney, à Milan. Elle y a fait la connaissance d’Antonello Dalena et l’apprentissage de la rigueur. Par la suite, elle a réalisé nombre de bandes dessinées pour Disney Italia, avant d’entamer une collaboration avec Dalena, dont elle encre aujourd’hui les crayonnés de «Sybil, la fée cartable», série scénarisée par Michel Rodrigue, dont le premier tome paraît au Lombard en janvier 2009.
Antonello Dalena a entamé sa carrière de dessinateur en illustrant de courtes histoires de Mickey, Donald Duck…. pour Disney. Il a également réalisé des «character designs» pour la société de production de dessins animés Artoonic. Alessandro Barbucci, le dessinateur de «SkyDoll», dont il est ensuite devenu l’élève, lui confie la réalisation de deux albums de «Monster Allergy» pour les éditions Soleil. Pour le même éditeur, A. Dalena dessine en outre le premier tome de «Lys», une autre série participative qui voit défiler de jeunes talents graphistes. Il franchit à présent un cap en s’attelant avec G. Bianco, à sa première série régulière, «Ernest & Rebecca» au Lombard.
Né près de Lausanne en 1950, Bernard Cosendai commence par travailler comme graphiste dans une agence de publicité. Mais, son ambition est ailleurs: le futur «Cosey» pense en dessin, aime raconter par l'image et rêve de bande dessinée depuis ses vertes années. Un désir qui, en 1969, le conduit tout naturellement chez Derib, proche voisin et seul professionnel suisse du 9e art à l'époque. Le créateur de «Buddy Longway» et de «Yakari» devient tout à la fois son ami et son professeur. Quelques portes s'ouvrent alors devant le jeune débutant. Cosey publie les aventures du reporter «Paul Aroïd» dans le quotidien suisse «24 Heures» et, sur des scénarios d'A.P. Duchâteau, illustre trois courts épisodes de «Monfreid et Tilbury» pour le supplément «Jeunesse » du quotidien belge «Le Soir».
Né en 1969, Nix (alias Marnix Verduyn) a bénéficié d’une certaine notoriété alors qu’il était étudiant à Leuven en dessinant pour la presse locale des strips dans le style de «Néro», le truculent et très populaire personnage de BD créé en 1947 par l’auteur flamand Marc Sleen. Il s’en fallut toutefois de peu pour que ce talent ne se développe pas au-delà . En effet, après ses études d’ingénieur civil, Nix entra chez Belgacom et rangea la bande dessinée aux rayons des oubliettes. C’est du moins ce qu’il crut alors ! C’était compter sans le fait que l’encre de Chine a une furieuse tendance à s’infiltrer même là où elle n’y est pas invitée.
Mô, pas encore labellisé «CdM» à l’époque, a vu le jour le 30 mai 1971 sous le soleil de Papeete. Accro au dessin depuis qu’il a la force de tenir un crayon, il crée le fanzine «Chieurs de Mondes» au lycée, en compagnie de Ralph Meyer et Julien. Déterminé à faire ses classes dans le dessin, il postule ensuite à toutes sortes de magazines pour leur proposer ses services. Contre toute attente, il retient l’attention de «Télé7-Jeux», lequel lui ouvre les portes du groupe Hachette-Filipacchi, et de sa filiale Disney-Hachette-Presse. Il exerce alors ses talents dans les pages jeux du «Journal de Mickey», de «Super Picsou Géant» et de «Mickey Jeux». Parallèlement, pour les éditions La Sirène, il signe plus d’une quarantaine de guides illustrés.
Guillaume Bianco a obtenu un bac en arts plastiques avant d’enchaîner sur quatre ans… de première année de chinois. Comprenant que ce n’est peut-être pas là sa voie, il suit son complice Olivier Dutto aux cours de BD que Didier Tarquin anime à Hyères. C’est comme ça qu’il rejoint le Gottferdom Studio qui s’apprête alors à lancer le «Lanfeust Mag». Il en devient rapidement un des piliers, y créant «Kegoyo et Klamédia», son premier album, puis «Les Krashmonsters» et son célèbre «Will». Aujourd’hui, en compagnie d’A. Dalena au dessin, G. Bianco arrive au Lombard avec une nouvelle série, «Ernest & Rebecca».





